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la prose nouvelle, conte...

 
  : ( 1 )  
2012-10-27, 15:34
  houmidi59
 

  houmidi59    
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b5 Fiction: les funrailles de Houmidi





Fiction : la mort de Houmidi
C'est fou que certains individus naient pas le sens de la ralit. A croire qu''ils vivent dans un monde imaginaire! Un monde aussi merveilleux que le conte des mille et une nuit. Malheureusement, quand, ils se rveillent, non seulement ils sursautent, mais ils se doivent vite .Alors, ils finissent par s'isoler de leur entourage .Ainsi, ils vivront le restant de leur vie entre les deux mondes : le rel et l'imaginaire. Comme quoi, ils n'ont qu' faire un seul pas pour sombrer dans le vide.
Personnellement, j'ai t toujours un raliste .Certes, je peux avoir recours mon imagination ; mais seulement pour crire des romans .Cependant, j'avoue que a ne dplait gure de devenir un personnage clbre et connu par mes contemporains. Alors, pour une fois, l'imagination de votre ami Houmidi est alle un peu loin ...plutt plus loin que ne le permet l'imagination d'un homme normal

A vous de voir


Envelopp dans un linceul aussi blanc que de la neige, Houmidi assistait ses propres funrailles. De son corps n'apparaissait que sa tte. Il avait l'air calme et serein et on dirait qu'il souriait ses visiteurs .Ces derniers s'abaissaient pour l'embrasser pour la dernire fois. Houmidi entendait bien ce quils disaient ; mais, il ne pouvait leur rpondre. Certains disaient du bien de lui. Dautres le traitaient par tous les noms
.Heureusement pour lui , ils n'taient pas plus que les doigts dune main.
Un homme sapprocha de lui .Il lembrassa sur le front et pleura un certain moment. Houmidi reconnut en lui son frre Bouchab.Ce dernier sortit une feuille de sa poche, puis un stylo. Il se mit crire durant quelques minutes. Aprs quoi, il plia la feuille et la remit dans sa pocha.
Il regarda sa droite et sa gauche et murmura dans loreille droite de Houmidi ces quelques mots : mon frre, je viens dcrire un pome pour toi que je vais publier tout de suite dans Dafatir. Tu seras plus clbre mort que vif.
Et, il quitta la chambre sans se retourner .Des regards le suivirent jusqu sa disparition derrire la porte et aussitt on entendit des clats de rire .Houmidi se demanda pourquoi ces gens se marraient comme des bossus .La rponse ne tarda pas se dvoiler : lun deux dit tout haut ce brave Houmidi nous faisait tant s'esclaffer avec ses histoires de
Jelloul 0
Un autre se demanda si vraiment ce Jelloul aurait exist.
On lui rpondit que Houmidi tait quelquun de raliste , mais il avait cre un autre monde pour ses lecteurs. On ajouta aussi quil aimait partager tout avec ses contemporains. Ctait plutt une chose rjouissante pour le crateur de Jelloul. Il aurait aim embrass ce dernier, mais envelopp comme il tait, il se contentait de hocher sa tte en signe de satisfaction.
Bientt, la pice fut remplie de visiteurs qui taient venus pour prsenter leurs condolances son pouse ainsi qu ses enfants. Houmidi sentit de la chaleur humaine se dgager dans lair .Il crut mme apercevoir des anges voler au dessus deux.0
Quelques minutes aprs, trois hommes barbus firent irruption dans la pice : ctait les tolbas.Aussitt , ils rcitrent quelques versets coraniques. Pendant ce temps l, tout le monde coutait avec un certain gard et respect pour le dfunt. Quand ils achevrent leur lecture, des chuchotements entre les convives se lancrent. Bien entendu, Houmidi nentendit que des bribes de parole. Nanmoins, il comprit grosso modo lide gnrale : on parlait de la mort, du bien et du mal
Houmidi souriait et se dit : les gens ne pensent la mort que quand ils assistent un enterrement !
Mais, il ralisa vite que lui-mme avait assist des funrailles semblables et que durant une grande partie de la nuit, on avait voqu lau-del et tout ce qui concernait le dernier jugement.
Soudain, on apporta le chellal .Les convives essuyrent leur larmes et Houmidi entendit quelquun dire entre ses dents : Enfin, on nous apporte manger. Ce nest pas trop tt, ajouta un autre.
Un troisime rpliqua : esprons quil y aura un bon festin plutt que ce plat de couscous.
Cette remarque fit sourire quelques uns et lun deux fit remarquer la cantonade quil donnerait sa main couper que cette nuit on mangerait ( foison) des plats succulents, parce que daprs lui Houmidi tait quelquun de trs gnreux .Il laurait mme entendu dire avant sa mort que ses invits se rgaleraient de pastillas garnies de poulets et damandes.
Houmidi nen croyait pas ses oreilles. Il allait se rvolter et crier tout haut que ce ntait pas vrai, quand on fit entrer les plats :
Hein ! Sexclamrent en chur tous les convives .Le parieur, quant lui, il se releva aussi fier de lui quun bachelier qui aurait eu son baccalaurat aprs sa dixime tentative. Il shumecta la bouche et dclara sans ambages : vous voyez, mes amis, les succulents plats
de pastillas. Moi jen ai dj leau la bouche
Houmidi aussi avait envie de partager le festin avec eux ; malheureusement, il ne pouvait se dplacer et ses mains taient lies. Alors, il dcida de penser autre chose .Justement, il pensa ses lecteurs de Dafatir : comment ragiraient-ils quand ils apprendraient la nouvelle de sa mort ?0
Ils se mit les numrer. Il souriait chaque pseudonyme voqu : Boukmakh, Hikma, Red1.m, Chabib, Fatma Dalil, Perle Blanche, Tatamoun.enfin des ami(e)s qui taient durant un certain temps ses fidles lecteurs.
Pendant ce temps l, les uns mangeaient , les autres se goinfraient , dautres boulottaient avec apptit. Bien entendu, la discussion avait achemin vers dautres sujets plus important tels que linvasion chinoise de lInde , le draillement du TGV qui reliait Oujda Nador , le dernier exploit dun unijambiste qui avait battu le record du monde des cent cinquante mtres et enfin les dclarations du ministre de lEducation Nationale concernant le rtrcissement des heures de travail pour les enseignants primaires.
Houmidi tendit loreille pour en apprendre davantage sur ce dernier point. Ainsi, il sut que ses collgues allaient dornavant avoir un emploi de temps qui ne dpasserait pas dix huit heures de travail. Houmidi tait tellement content quil jubilait et criaient tue tte. Bien entendu, personne ne lentendit.
Enfin, on dbarrassa les tables et on apporta de nouveau le chellal .Quelques instants aprs, on reprit la lecture du coran, et on chanta quelques madihs.
Houmidi qui aimait ce genre de chant les accompagnait comme un lve assidu.
Soudain, une personne entra dans la pice .Cette personne, Houmidi avait limpression de la connatre .Cependant, il lui tait difficile de lidentifier.Mme les convives taient dans limpossibilit de le faire.Dailleurs, ils se regardrent avec tonnement.
Le nouveau visiteur les dvisagea et partit dun grand rire qui les fit tressaillir et lana : pourquoi me regardez-vous comme a ? Est-ce que je vous fais peur ? Rassurez-vous je suis un tre humain comme vous ! Puis : je mappelle Jelloul
Hein ! Sursauta Houmidi
Quoi ! Cria toute lassemble
Le dernier venu ria encore ; puis reprit dun air aussi srieux quun malade devant son mdecin : je suis venu prsenter mes condolances la famille de Houmidi. Il dirigea son regard vers le dfunt et ajouta : mon vieil ami , jaurais bien aim te voir dans dautres circonstance que celle-ci.
Son vieil ami lui fit signe de sapprocher.Celui-ci hocha sa tte : pas maintenant .Tout lheure quand ces casse-pieds auront quitt ta maison, on discuteras.Parce que figure-toi , jai beaucoup de points que tu dois mclaircir.
On regarda ce nouveau venu avec stupeur.
Vous tes vraiment ce Jelloul le hros des aventures burlesques de Houmidi ? Dit lun deux
Mais cest ridicule ! reprit un autre
Houmidi se dbarrassa de son linceul et rejoignit le groupe .Il croyait par ce geste que chacun de ces personnes allait prendre ses jambes son cou ; mais rien de cela ne fut. Le seul qui avait ragi ctait Jelloul .Dailleurs , il ne manquait pas dhumour :
Fais attention mon vieux ! Ne vois-tu pas que tu es tout nu ? Lui dit-il dun ton narquois
Tu me vois, sexclama Houmidi
Mais oui, bien sr confirma lhomme malicieux 0
Et d'ajouter:et voil un coup pour te rafraichir les ides
Soudain, Houmidi sentit sa tte tourner une vitesse
vertigineuse et il sombra dans le noir.
Quand il se rveilla, il avait encore le stylo la main .Au fait, il tait assis son bureau. Alors, il ralisa quil avait crit quelques pages en franais.
Il commena la lecture : Envelopp dans un linceul aussi blanc que de la neige0
Houmidi : Oujda le 25 octobre 2012






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