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b7 L’examen régional de français de l’académie de l’oriental : du déjà vu !


L’examen régional de français de l’académie de l’oriental : du déjà vu !

16/06/2010






L’examen régional de français de l’académie de l’oriental de juin 2010 pastiche dangereusement et côtoie de trop près au point de le reproduire celui de l’académie de Meknès-Tafilalet de juin 2008. Comme si la Boite à Merveilles était une nouvelle de quelques pages et non une œuvre autobiographique de 250 pages, l’académie de l’oriental se réduit à glaner auprès de l’académie de Meknès-Tafilalet. En effet, le texte de base de l’académie de l’oriental ne diffère de celui de Meknès-Tafilalet que de quelques lignes, comme on peut si bien le constater en consultant le document : 20/20, première année du cycle du baccalauréat, filières sciences expérimentales, mathématiques, technologiques, économiques (nouvelle édition). De même qu’elle a emprunté à l’examen régional de l’académie de Meknès-Tafilalet de manière à peine camouflée deux questions de compréhension. Elle est donc à court de ressources en matière de préparation et de sélection de l’épreuve de français de l’examen régional.

Le programme de français, faut-il le rappeler, est assez vaste et assez riche et l’académie de l’oriental aurait pu mieux faire en allant puiser plus loin et plus en profondeur que d’aller se mettre à l’ombre de l’académie de Meknès-Tafilalet.





Région de Meknès-Tafilalet : Juin 2008

Un matin, nous nous préparions pour sortir, quand quelqu’un frappa à la porte de la maison. Il demanda si c’était bien là qu’habitait le maalem Abdeslam, le tisserand. Les voisins lui répondirent par l’affirmative. Kanza, la Chouafa, appela ma mère.

-Zoubida ! Zoubida ! Quelqu’un ‘’vous’’ demande.

Ma mère avait naturellement tout entendu déjà. Elle restait au centre de la pièce, une main sur la poitrine, sans prononcer un mot. Qui pouvait bien nous demander. Etait-ce un messager de bon augure ou le porteur d’une mauvaise nouvelle ? Peut-être un créancier que mon père avait oublié de nous signaler ! La petite somme d’argent que mon père nous avait laissée avant son départ, avait fondu. Les quelques francs qui nous restaient étaient destinés à l’achat du charbon.

Enfin, ma mère répondit d’une voix qui tremblait légèrement :

-Si quelqu’un désire voir mon mari, dis-lui, je te prie, qu’il est absent.

Kanza fit la commission à haute voix à l’inconnu qui attendait derrière la porte de la maison. Un vague murmure lui fit écho. Kanza, pleine de bonne volonté, nous le traduisit en ces termes :



[ - Zoubida ! Cet homme vient de la campagne, il t’apporte des nouvelles du maalem Abdeslam. Il dit qu’il a quelque chose à te remettre.

Ma mère reprit courage Un sourire illumina sa face.

- C’est exactement ce que je pensais, dit-elle en se précipitant vers l’escalier.

Elle descendit les marches à toute allure. Pour la première fois de ma vie, je la voyais courir. Je la suivis. Je ne pouvais pas espérer la gagner de vitesse. Quand j’arrivai dans le couloir d’entrée ma mère discutait déjà par l’entrebâillement de la porte avec un personnage invisible. L’ombre disait d’une voix rude :

- Il va bien, il travaille beaucoup et met tout son argent de côté. Il vous dit de ne pas vous inquiéter à son sujet. Il m’a donné ceci pour vous.

Je ne voyais pas ce qu’il remettait à ma mère par la fente de la porte. Ma mère retroussa le bas de sa robe et serra précieusement dans ses plis le trésor que lui remettait l’inconnu.

- Il y a encore ceci, dit la voix. C’est tout. Je quitte la ville demain, je verrai le maalem Abdeslam dès mon arrivée au douar. Que dois-je lui dire de ta part ?

- Dis-lui que Sidi Mohammed va beaucoup mieux.

-Louange à Dieu ! Sa santé l’inquiétait beaucoup. Je m’en vais ; restez en paix.

-La paix t’accompagne, messager de bon augure.]



Pages 216-217 ; Librairie des écoles









I- ETUDE DE TEXTE



4- Relevez quatre mots ou groupes de mots qui reprennent ‘’l’inconnu’’ dans le texte.

7- a- D’après votre lecture de l’œuvre, quel ‘’trésor’’ l’inconnu donne-t-il à la mère ?



Académie de l’oriental : Juin 2010



[ - Zoubida ! Cet homme vient de la campagne, il t’apporte des nouvelles du maalem Abdeslam. Il dit qu’il a quelque chose à te remettre.

Ma mère reprit courage Un sourire illumina sa face.

- C’est exactement ce que je pensais, dit-elle en se précipitant vers l’escalier.

Elle descendit les marches à toute allure. Pour la première fois de ma vie, je la voyais courir. Je la suivis. Je ne pouvais pas espérer la gagner de vitesse. Quand j’arrivai dans le couloir d’entrée ma mère discutait déjà par l’entrebâillement de la porte avec un personnage invisible. L’ombre disait d’une voix rude :

- Il va bien, il travaille beaucoup et met tout son argent de côté. Il vous dit de ne pas vous inquiéter à son sujet. Il m’a donné ceci pour vous.

Je ne voyais pas ce qu’il remettait à ma mère par la fente de la porte. Ma mère retroussa le bas de sa robe et serra précieusement dans ses plis le trésor que lui remettait l’inconnu.

- Il y a encore ceci, dit la voix. C’est tout. Je quitte la ville demain, je verrai le maalem Abdeslam dès mon arrivée au douar. Que dois-je lui dire de ta part ?

- Dis-lui que Sidi Mohammed va beaucoup mieux.

-Louange à Dieu ! Sa santé l’inquiétait beaucoup. Je m’en vais ; restez en paix.

-La paix t’accompagne, messager de bon augure.]



La porte se ferma. Ma mère traversa le patio et monta précipitamment l’escalier.

Déjà, les questions fusaient de toutes les chambres. Rahma se pencha à la fenêtre, Kanza qui lavait près du puits lâcha son seau et son savon. Fatma Bziouya abandonna son rouet, toutes interrogeaient à la fois ma mère sur la santé de mon père, sur son nouveau travail, sur l’endroit où il se trouvait. Mais ma mère répondait par des mots vagues suivis d’un cortège de formules de politesse. La curiosité de nos voisines se montrait tence. Elles désiraient toutes savoir ce que mon père nous avait envoyé. Je sentais que ma mère tenait à les faire languir. Quand j’arrivai dans notre chambre, je trouvai posés sur la petite table ronde, une douzaine d’œufs, un pot de terre ébréché plein de beurre et une bouteille d’huile d’un brun sombre. Je regardai ma mère, elle rayonnait de joie. Ses yeux étaient remplis de larmes.

-Regarde, me dit-elle, ce que ton père nous a envoyé ! Il ne nous a pas oubliés. Il est loin, mais il veille sur nous. Il nous a même fait parvenir de l’argent. Regarde ! Regarde !

Elle ouvrit la main. Je vis trois pièces d’argent jeter leurs reflets de lune.

Ce monologue fut murmuré à mi-voix, mais les oreilles qui guettaient cet instant surprirent le mot argent. Le mot magique d’une bouche à l’autre. Nos voisines à demi satisfaites, reprirent leur ouvrage. Elles savaient fort bien que ma mère ne leur cacherait pas longtemps sa bonne fortune.



Pages 217-218 ; Librairie des écoles



I- ETUDE DE TEXTE :

7- Relevez dans le texte quatre termes ou expressions reprenant ‘’l’homme qui vient de la campagne’’

8- Enumérez les choses envoyées par le maalem Abdeslam.


tayeb zaid
http://www.oujdacity.net/debat-article-28785-fr.html





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