:






  : > > >


 
  : ( 1 )  
2012-02-20, 02:08
  express-1
 

  express-1    
: 10905
: Oct 2009
:
:
: AGADIR
: 7,693 [+]
: ()
: 6417
: express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute express-1 has a reputation beyond repute
Histoire. Le Maroc avant lIslam






Par Abdellah Tourabi

Histoire. Le Maroc avant lIslam





Rome antique. En 285, les Romains se replient et abandonnent le Maroc au profit de nouveaux conqurants ds 430, les Vandales. (DR)

Larrive de lislam au VIIme sicle est un moment fondateur et essentiel dans la formation de la nation marocaine. Mais avant que les troupes musulmanes natteignent les frontires du Maroc, ce dernier avait dj une identit, une histoire et une spcificit gographique et culturelle. Retour sur les origines dun vieux pays et une trs ancienne nation.


De nombreux historiens marocains aiment rapporter, avec une certaine
dlectation, cette anecdote qui sest droule dans la cour dun calife abbasside Bagdad. Un courtisan, croyant flatter le calife, explique ce dernier que le monde ressemble un immense oiseau, dont la tte se trouve en Orient, les deux ailes se dploient au Ymen et en Syrie, le cur est en Irak, tandis que la queue se situe son occident, le Maghreb. Un Marocain prsent la cour du calife intervient alors pour confirmer les propos du courtisan en disant : Oui, le monde ressemble effectivement un paon, allusion faite au chatouillant et bel ventail de plumes que forme la queue du paon, la partie la plus noble de cet oiseau. Le calife a souri de la remarque de son hte marocain et la rcompens, pour son mot desprit et sa fiert nationale. Comme lindique cette anecdote, les Marocains ont toujours eu la conviction cheville au corps dappartenir une entit gographique distincte et une culture et une histoire spcifiques. Leur pays nest pas exclusivement berbre, arabe, musulman, juif ou africain, mais il est tout a la fois. Un mlange, une synthse.

Un pays mythique
Son ancien nom, Al Maghrib Al Aqsa, lExtrme Occident, traduit cette singularit et cette spcificit, mme aux yeux des trangers qui le percevaient comme une terre lointaine, excentre, qui fascine et intrigue. Divers mythes et lgendes expriment la curiosit que suscitait le Far West du monde : cest l que vivait Atlas, le gant de la mythologie grecque, qui donne son nom la chane de montagnes, condamn par Zeus, pour son insoumission, porter sur ses puissantes paules la vote cleste. Cest Tanger que Hercule a ouvert le dtroit de Gibraltar en fendant dun vigoureux coup dpe deux montagnes, sparant ainsi dfinitivement lEurope de lAfrique. Et cest dans cette contre que les Atlantes, peuple mythique descendant du dieu de locan, se sont installs pour fonder un empire puissant qui stale, selon la lgende, du Sngal aux les britanniques. Lhistoire du Maroc, avant lavnement de lislam au 7me sicle, dmontre la spcificit culturelle et gographique du Maroc, pays dtach de tout autre pays, comme le dcrivait Ibn Khaldoun. Lhistoire ancienne dmontre comment le Maroc sest fait et form de mlanges entre des vagues successives de races, de cultures, de religions et dinfluences venant de tout horizon, et dont lislam et larabit ne sont quune composante, essentielle et importante.

Soukan al maghrib al awaloun
Sans remonter des temps immmoriaux, il est gnralement admis que les premiers habitants du Maroc sont les Berbres, un ensemble de populations apparues depuis plus de 9000 ans en Afrique du Nord suite des vagues migratoires venues du Proche-Orient. Le dplacement de groupes venant dOrient et leur installation au Maroc constituent une caractristique de lhistoire du pays au fil des sicles. Un autre courant migratoire prhistorique est venu de la Mditerrane pour sagrger et se fondre aux populations venues de lOrient, pour donner aux habitants du Maroc et du Maghreb une originalit physique et culturelle.
Dans son monumental Histoire des Berbres, Ibn Khaldoun attribue lorigine du mot berbre la difficult des dialectes parls par les populations du Maghreb, que les diffrents envahisseurs narrivaient pas dchiffrer et comprendre. Le grand historien explique alors que le mot barbara en arabe signifie des cris incomprhensibles ainsi que les rugissements du lion. Ibn Khaldoun reprend dans son explication une origine plus ancienne du mot berbre, qui drive du mot latin Barbarus, signifiant tranger la langue et la culture des Grecs, et dsignant aussi les populations qui vivaient en dehors de lempire romain.
La question de lorigine des Berbres a toujours t un enjeu crucial et important, qui dpassait le cadre de la connaissance scientifique. La recherche historique a t souvent mise contribution pour servir des ambitions politiques et forger une vision idologique de lidentit du Maroc et de son histoire. Ainsi, de nombreux auteurs colonialistes ont voulu prouver lorigine europenne des Berbres, en recourant parfois des acrobaties scientifiques et des arguments vaseux. La prsence de groupes au teint et aux yeux clairs dans certaines zones montagneuses du Maroc a t prsente comme la confirmation que les Berbres sont des descendants de tribus celtes venant du nord de lEurope. Cette interprtation visait lgitimer la colonisation franaise en trouvant une origine ethnique commune avec la population autochtone et semer la division entre les Arabes et les Berbres. La recherche anthropologique et archologique moderne a totalement dmont et invalid lhypothse de lorigine europenne des Berbres, trs en vogue sous la priode coloniale.

Bienvenue chez les Maures
Dans lAntiquit, la population berbre dAfrique du Nord tait appele les Libyens. Ce nom recouvrait, chez les historiens grecs et romains, une vaste entit gographique qui stendait sur ce qui correspond de nos jours au Grand Maghreb. Connus pour leurs qualits militaires et guerrires, les Libyens, ou les Lebou, ont pu mme accder au pouvoir en Egypte, avec le roi Chchonq 1er, pour fonder une nouvelle dynastie de pharaons en 950 avant J.-C. Cette date est considre comme le dbut du calendrier berbre.
Mais un autre nom, plus prcis, est apparu chez les auteurs grecs et romains pour dsigner la population qui se situe louest de lAfrique du Nord : les Maures. On ne connat pas beaucoup de choses, dfaut de traces et de documents crits, sur cet essaim de tribus berbres qui habitaient sur un territoire correspondant en grande partie au Maroc actuel. Dorigine phnicienne, le mot Maures signifie les Occidentaux et servait distinguer gographiquement ce territoire des autres rgions dAfrique du Nord. Le nom de ce peuple aura un autre destin, quand les Espagnols vont lutiliser, suite la fin de la prsence musulmane en Andalousie, pour dsigner ce que nous appelons de nos jours les Maghrbins. Situe entre lAtlantique et oued Moulouya, la population maure tait compose essentiellement dagriculteurs, de pasteurs et de nomades. Le contact avec les Phniciens, qui ont install des comptoirs et des escales dans diffrents endroits du Maroc, a permis aux tribus maures de dvelopper des structures politiques et administratives qui se transforment partir du IVme sicle avant J.-C en royaume. Les princes et les hauts fonctionnaires maures utilisaient le phnicien comme langue administrative et diplomatique, tandis que les diffrents dialectes berbres constituaient la langue dchange entre les populations. La chute de Carthage, qui a entran leffondrement de la puissance phnicienne et lapparition de lempire romain, a permis au royaume des Maures dmerger et de sortir de lombre. Les rois maures vont alors entrer dans des alliances complexes avec les Romains pour largir leur territoire au dtriment des autres royaumes berbres dAfrique du Nord, et notamment les voisins numides.

Jeu de rois
Pendant trois sicles, la dynastie des Bocchus a rgn sur le pays des Maures, qui ressemblait beaucoup plus une confdration de tribus dote dun chef qu une monarchie centralise. La fondation du royaume des Maures et son tendue exacte demeurent peu connues en raison de la raret et la quasi-inexistence mme de documents crits. Les quelques mentions quon retrouve chez des historiens romains permettent de croire quil sagit dun royaume qui stendait du nord du Maroc jusqu lAtlas et dont loued Moulouya tait une frontire naturelle qui le sparait de la Numidie, royaume berbre oriental, parfois alli et souvent concurrent.
Pendant longtemps, le royaume des Maures tait ami et soutien des Romains dans leurs diffrentes luttes en Afrique du Nord. Ainsi, la fin du IIIme sicle avant J.-C, le roi Baga a fourni Scipion lAfricain, le clbre gnral romain, des contingents de combattants pour livrer un combat final contre la puissante Carthage. La victoire des Romains sur Carthage et la destruction de cette dernire ont dessin un nouveau visage de la Mditerrane et de lAfrique du Nord. Un empire est n de cette victoire. Lalliance des Maures avec lempire romain a permis la dynastie des Bocchus dtendre son royaume, de grignoter sur le territoire des voisins et de gagner en pouvoir et en influence. Le dclenchement dun conflit, entre Rome et le royaume berbre de Numidie, a t une occasion saisie par les Bocchus pour taler dune faon spectaculaire le domaine des Maures.
Cest alors que vers 109 avant J.-C, Jugurtha, le jeune roi numide, refuse le plan propos par Rome de partager son royaume entre diffrents hritiers, dclenchant ainsi une longue guerre avec les Romains. Jugurtha se tourne alors vers son voisin et beau-pre Bocchus 1er, roi des Maures, pour laider et le soutenir dans son combat. Mais le roi maure, craignant une raction dvastatrice de Rome et pensant dabord son propre intrt politique, a fini par livrer son gendre Jugurtha ses ennemis. La contrepartie de la trahison a t grande : Bocchus 1er a reu des Romains toute la partie occidentale du royaume numide, qui stendait sur une grande partie de lAlgrie actuelle. Les nouveaux sujets des rois maures ont perdu progressivement leur ancienne appellation et le nom de leur royaume dchu, la Numidie, va disparatre pour devenir le pays des Maures.
Mais lemprise des Romains ne cessera de grandir et leur contrle sur lAfrique du Nord atteindra des proportions considrables. La chute du royaume des Maures en lan 40 avec lassassinat de Ptolme, le dernier souverain de la dynastie des Bocchus, a mis fin aux royaumes berbres et plac lAfrique du Nord sous administration romaine directe.

Lexception culturelle
Pays excentr, bord de mers et travers par de massives chanes montagneuses, reprsentant peu dintrt conomique pour les grandes puissances de lpoque, le Maroc antique na subi quune faible influence culturelle et politique de ses envahisseurs. Les Romains, les Vandales et les Byzantins ont pu successivement occuper le Maroc et empcher la rsurgence de royaumes berbres, mais sans parvenir marquer profondment sa composition ethnique ou oprer des transformations radicales au niveau de son identit et sa culture. Seul lislam et les vagues successives de migration arabe russiront sagrger la composante berbre et fonder les bases de la nation marocaine. Malgr une prsence de plus de cinq sicles, les Romains nont marqu le Maroc que dune faon superficielle et limpact de leur colonisation a t trs tnu. La rgion Maurtanie tingitane qui correspondait au Maroc, selon le dcoupage administratif romain, a t moins latinise et moins imprgne par la culture de lempire, que lAlgrie et la Tunisie. Loccupation romaine est reste confine un territoire troit dans certaines villes comme Tingis (Tanger), Lixus (Larache) et Volubilis. On trouve alors peu de trace de monuments denvergure que les Romains ont laisss dans dautres pays, comme les aqueducs, les ponts ou les grandes routes. Deux mondes coexistaient dans ce contexte : une civilisation romaine clotre dans quelques villes-garnisons rserves aux militaires et aux fonctionnaires venus de la mtropole et une population qui a gard intacts ses coutumes, ses traditions et ses dialectes. Les marques de la prsence romaine se sont amoindries et effaces avec le rtrcissement de lempire et larrive de nouveaux conqurants. Vers 429, les Vandales, hordes de tribus germaniques dont le nom est synonyme de destruction, dprdation et pillage, ont envahi le Maroc la recherche de terres fertiles et de ressources naturelles. Ils se dirigent aprs vers lest, pour atteindre lancienne Carthage, et ne laissent derrire leur passage que dsolation et ruines. Malgr une prsence de plus dun sicle en Afrique du Nord, les Vandales ne laisseront que peu de traces de leur passage au Maroc. Les Byzantins, hritiers de lempire romain, essayeront de restaurer la gloire et le prestige de leurs anctres en partant la reconqute du Maghreb. Mais ils nauront que peu de russite au Maroc et leur zone dinfluence est reste limite Tanger et Sebta, en raison de la forte rsistance oppose par les tribus berbres. Le champ tait alors ouvert de nouveaux conqurants, venus dOrient, galvaniss par leur religion quils ont pour ambition de rpandre et y convertir dautres peuples : les Arabes.

Quand lislam dbarque
Aprs la mort du prophte Mohammed, les musulmans vont se lancer, tous azimuts, dans des conqutes fulgurantes et rapides, avec des troupes lgres et peu fournies en hommes et en armes. En quelques mois seulement et avec une petite arme compose de 4000 hommes, les guerriers arabes ont pu venir bout des Byzantins en Egypte et annexer lancienne terre des pharaons au jeune empire musulman. Mais les choses sont diffrentes et compliques au Maghreb face la farouche rsistance berbre. Pour larme musulmane, il a fallu plus dun demi-sicle de combats, de raids et de ngociations pour contrler dfinitivement lAfrique du Nord : autant de temps ncessaire pour conqurir la Syrie, lEgypte, lIran et lEspagne runis ! Oqba Ibn Nafi, personnage lgendaire et combattant fervent et obstin, symbolise la duret de la tche et la violence de la rsistance oppose par les Berbres. Nomm par le calife Yazid en 669, Oqba sest lanc dans une vaste offensive gnrale au Maghreb. Aprs avoir dfait les Byzantins et construit Al Kairouan, la ville tunisienne, il pousse un long raid vers la pointe occidentale du Maghreb et atteint Tanger, puis chevauche jusquau sud du Maroc, pour arriver aux pays des Noirs. Selon la lgende rapporte par des historiens musulmans, Oqba avana avec son cheval dans les flots de lOcan Atlantique, ou la mer des tnbres selon lappellation arabe, et prend tmoin Dieu que sil avait la possibilit dtendre sa conqute au-del de locan il naurait pas hsit le faire. En route vers Al Kairouan, Oqba est tu, prs de Biskra en Algrie, dans un combat contre la tribu des Awraba dirige par Kousseila, le chef berbre. Aprs la mort de Oqba, de nouvelles campagnes militaires musulmanes sont menes au Maghreb et peu dentre elles atteignent le Maroc. Lalliance des Byzantins et des tribus berbres a donn de la tablature aux troupes envoyes par les califes de Damas et retard la domination musulmane sur lAfrique du Nord. Une femme sest illustre dans la rsistance des tribus berbres de lAurs, en Algrie, et a oblig les troupes musulmanes battre en retraite. Dihiya ou Damiya, selon les sources, surnomme Kahina par les historiens arabes, est passe dans la mythologie maghrbine pour avoir fait face, jusqu sa mort, lavance des troupes musulmanes. Mais une nouvelle et dernire offensive a t luvre de Moussa Ibn Noussar en 704. Imptueux, fin ngociateur et chef militaire dtermin, Moussa Ibn Noussar russit conqurir tout le Maroc et convaincre les Berbres de se convertir lislam. La nouvelle religion adopte par les Berbres leur offre alors un lien solide permettant de transcender les divisions locales et tribales et de cimenter les diffrentes composantes de la population vivant au Maroc. Beaucoup de Berbres ont intgr larme musulmane et particip activement et ardemment aux conqutes menes sous la bannire de lislam. Lun dentre eux, Tariq Ibn Ziad, sera mme charg par Moussa Ibn Noussar de lancer les troupes la conqute de lEspagne. Tout un symbole.


Chronologie
10 000 Av. J.-C : Apparition des anctres directs des Berbres au Maroc.
1100 Av. J.-C : Les Phniciens installent leurs premiers comptoirs commerciaux.
203 Av. J.-C : Massinisa fonde le royaume numide.
105 Av. J.-C : Bocchus 1er tend le royaume des Maures vers l'est.
40 Ap. J.-C : Assassinat de Ptolme, dernier roi maure.
285 : Les Romains se replient et abandonnent le Maroc.
430 : Dbut de l'invasion vandale.
533 : Les Byzantins tentent de reconqurir le Maghreb.
681 : Oqba ibn Nafi arrive au Maroc.
711 : Tariq Ibn Ziad dbarque en Espagne.

Origines. Le juif en nous
Les plus vieux tmoignages sur l'anciennet de la prsence juive au Maroc sont pigraphiques. Ce sont ceux des inscriptions funraires en hbreu et en grec qui ont t trouves dans les ruines de Volubilis et qui remontent au IIme sicle avant notre re. Mais la tradition orale des juifs du Maroc fait remonter la prsence juive l'arrive des premiers bateaux phniciens, il y a donc plus de 3000 ans ! Durant toute une partie de l'poque phnicienne, puis durant toute la prsence romaine, les villes de Chellah (Sal), de Lixus (Larache), de Tingis (Tanger) ont t trs certainement des centres de ngoce importants pour les juifs du Maroc, qui pratiquaient surtout le commerce de l'or et du sel. Lorsque les Vandales surviennent, ils trouvent des allis parmi les juifs, et ceux-ci vont connatre une totale libert de culte pendant un sicle. Mais quand, en 533, le gnral Blisaire est envoy en Afrique du Nord par Justinien, l'empereur de Byzance, pour chasser les Vandales, les juifs vont entrer dans une priode trs douloureuse de leur histoire. A la veille de la conqute musulmane, plusieurs tribus juives berbres sont identifies travers tout le Maghreb. La conqute musulmane sera pour eux une libration. Rachid Benzine

Portraits. Figures historiques
Bocchus 1er
Descendant d'une ligne de rois maures qui rgnaient sur une grande partie du Maroc actuel. Il russit, en s'alliant aux Romains, tendre son royaume et le territoire des tribus maures vers l'est au dtriment de ses voisins berbres de Numidie. Aprs sa mort en 80 avant J-C, le royaume est partag entre ses deux fils, Bocchus II et Bogud qui vont perptuer la politique de l'alliance avec l'empire romain.

Juba II
Roi berbre, lev ds son enfance Rome sous la protection de Jules Csar. Rput pour ses qualits intellectuelles suprieures, les Romains vont le nommer souverain d'Afrique du Nord, o il va rtablir la stabilit et rallier Maures et Numides autour de lui. Il pousa une jeune princesse, fille de la clbre reine gyptienne Cloptre et du gnral romain Antoine. En plus de son talent politique, Juba II tait un rudit et auteur d'une uvre scientifique considrable, selon les historiens romains. Mort en 23 aprs J-C, il laissa derrire lui un royaume prospre et pacifi.

Kahina
Beaucoup de choses ont t crites et dites sur cette reine berbre, o se mlent lgendes, faits historiques et volont d'en faire le symbole de diffrentes causes. Chef des tribus berbres de l'Aurs, elle participa activement la rsistance face aux troupes de l'arme musulmane. Les rcits et tmoignages divergent sur la religion de la prtresse selon le surnom donn par les Arabes : certains prtendent qu'elle tait juive, d'autres affirment qu'elle tait chrtienne ou paenne. Aprs des annes de combat contre les conqurants musulmans, Kahina est tue en 698 par le gnral Hassan Ibn Nouman. Avant sa mort, elle demande ses fils de se convertir l'islam et de rejoindre les rangs de ses adversaires. L'un de ses fils est mme nomm chef des troupes musulmanes et combattra aux cts de ses anciens ennemis et nouveaux coreligionnaires.

Tariq Ibn Ziad
Symbole de la conversion des Berbres l'islam et du rle qu'ils vont jouer dans les conqutes musulmanes, notamment en Europe. Selon les historiens, Tariq tait un captif maure affranchi par Moussa Ibn Noussar, qui fera de lui son proche lieutenant. Moussa Ibn Noussar charge alors Tariq de lancer les troupes de l'arme musulmane, compose en grande partie par des Berbres, la conqute de l'Espagne. Tariq sacquitte brillamment de sa mission et dfait en quelques batailles dcisives les Wisigoths, qui rgnaient en matre sur la pninsule ibrique.

Tingis, Zilis, TamudemQuand le Maroc tait chrtien
Le christianisme est attest en Afrique du Nord partir du IIme sicle. Il est vraisemblablement arriv avec la migration de commerants, de soldats, peut-tre de missionnaires venus de l'Empire romain. Le premier document qui nous informe de cette prsence chrtienne est constitu par les Actes des martyrs scillitains, qui rapportent la condamnation mort, en juillet 180, d'une dizaine de chrtiens de la ville de Scillium (l'actuelle Kasserine, en Tunisie) qui ont refus de participer aux crmonies paennes romaines fondant la vie civique. Mais l'histoire du christianisme au Maghreb est d'abord lie la personnalit du Carthaginois Tertullien. N paen, baptis vers l'an 195, membre de l'lite de la ville cre par les Phniciens, il va se montrer un grand organisateur et un grand dfenseur de l'Eglise d'Afrique. Il nous a laiss une uvre crite qui nous permet d'avoir une ide des problmes qui se sont poss au dveloppement de la foi chrtienne.
En ce qui concerne l'arrive du christianisme au Maroc, on peut raisonnablement penser qu'elle a pour origine l'Espagne romaine laquelle la Maurtanie Tingitane a t lie. C'est encore un martyr qui constitue la premire preuve de cette prsence : le centurion Marcellus, qui eut la tte tranche, Tanger en 298, pour avoir dcid d'abandonner la fonction militaire en raison de son appartenance la foi chrtienne. Le christianisme, en Maurtanie Tingitane comme ailleurs au Maghreb, a d se dvelopper d'abord chez les habitants d'origine romaine. Puis il a pu toucher des Berbres latiniss (comme le sera, au IVme sicle, le grand Augustin d'Hippone) et d'autres Berbres et Maures. L'extension du christianisme a d tre assez vaste, si l'on en juge au nombre d'vchs qu'a compts le Maroc romain : Tingis (Tanger), Zilis (Asilah), Septem (Sebta), Lixus (Larache), Tamudem (Ttouan), Salensis (Sal)... Le site archologique de Volubilis a livr de nombreux tmoignages de la prsence chrtienne : des lampes, des cramiques ornes du sigle du Christ, ou de la croix, ou encore de colombes ou d'agneaux. A An Regata, prs d'Oujda, on a dcouvert une table d'autel en marbre. A Lixus, on peut voir les traces d'une petite basilique chrtienne. Par ailleurs, il existe des traditions selon lesquelles des populations noires de la rgion du Dra, prs de Zagora, auraient t converties au christianisme entre le IIIme et le VIme sicles, par l'intermdiaire de noirs d'Ethiopie lis l'Eglise copte d'Alexandrie... Vers la fin du VIIIme sicle, ceux-ci seraient rentrs en guerre avec les juifs implants galement dans cette rgion, qui les auraient dfaits. Rachid Benzine



.TELQUEL N.508




2012-02-20, 11:32   : ( 2 )


: 20874
: Aug 2010
: 43
:  male
: .
: 33,163 [+]
: ()
: 16568
:   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute   has a reputation beyond repute



c1 : Histoire. Le Maroc avant lIslam

Merci bien


 
2012-03-18, 18:14   : ( 3 )
()


: 24467
: Oct 2010
:
:
:
: 24 [+]
: ()
: 10
: hamlit


hamlit

: Histoire. Le Maroc avant lIslam

merci bien mn frre un grand bravo
 
2012-03-18, 18:26   : ( 4 )
()


: 40975
: Mar 2012
:
:  male
:
: 1 [+]
: ()
: 10
: Agounchich


Agounchich

: Histoire. Le Maroc avant lIslam

 

« | »



:


03:29   Profvb en Alexa Profvb en Twitter Profvb en FaceBook xhtml validator css validator


- Profvb - - - -



Powered by vBulletin® Copyright ©2000 - 2020, Jelsoft Enterprises Ltd