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2014-04-28, 20:00
 

       
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L'exploitation de l'image en classe, quelle dmarche et quelle finalit





L'exploitation de l'image en classe, quelle dmarche et quelle finalit



L'image n'est pas uniquement une reprsentation mcanique de la ralit,
elle est aussi et surtout un message symbolique auquel nous sommes
censs initier l'enfant -adulte- futur citoyen du monde. On dit
actuellement que le monde est devenu un petit village. En effet, cette
ralit indniable a fait de notre plante un microcosme o chaque tre
humain peut suivre, dcouvrir et apprcier la vie des autres travers
le monde.
L'image, qu'elle soit statique ou anime, en est donc pour quelque chose
dans ce monde en perptuel changement : partout, nous sommes assaillis,
et nos apprenants en premier chef, par un flot d'images de toutes
sortes : les manuels, les spots publicitaires, les films, les clips,
etc. Les manuels de nos apprenants sont pleins ainsi d'images et de
photographies pour ne parler que de l'image statique. D'ailleurs un
manuel qui ne comporte pas d'images est un manuel triste.
Exploitons-nous ces images avec nos lves ? Si oui, comment ? Les
enseignants ont-ils t forms, initis la grammaire de l'image? Pour
quelle finalit devons-nous exploiter judicieusement ces images ? Il
faut savoir tout d'abord que l'image qu'elle soit filmique ou picturale
possde un code, un langage propre elle, sa grammaire.
L'image n'est jamais une reproduction mcanique de la ralit, ce n'est
pas un duplicata d'une situation ou d'un vnement quels qu'ils soient;
au contraire, il faut diffrencier entre la premire couche du sens
qui est celle de la simple reconnaissance, de la simple identification
qui se situe au niveau de la fonction rfrentielle du langage, et la
deuxime couche du sens qui est celle de la connotation, de
l'interprtation et de l'enjeu rhtorique du langage.
L'image, la photographie apparat premire vue comme un redoublement
simple de la ralit, une ressemblance parfaite de la ralit,
cependant, elle est analogique mais pas innocente, car derrire chaque
image, il y a une histoire (Eric Sposito). Ce qui nous amne dire que
pour toutes sortes d'images, derrire son objectivit apparente, il y a
une subjectivit (Liliane Hamm, lire l'image) que nous, enseignants,
sommes censs dcouvrir et faire dcouvrir nos apprenants car cette
image, qui est coup sr une ralit instrumentale, est aussi une
ralit sociale dpendante de la culture et du milieu social du
rcepteur, l'apprenant en l'occurrence : il faut faire sortir les
apprenants de ce ralisme naf.
Barthes disait :L'image constitue un message plurivoque (Introduction
l'tude de la smiologie) dans la mesure o la comprhension des
images, qu'elles soient statiques ou filmiques, dpend troitement du
milieu socioculturel et historique du rcepteur dans lequel il se trouve
immerg. En consquence, la perception iconique ne saurait tre pose
comme universellement identique dans la mesure o toute perception est
toujours culturelle et revt un aspect sociologique : Toute lecture
iconique est fonction de notre idiolecte.
Pour arriver ce stade de lecture(s) de l'image avec nos apprenants, de
reprage de codes sociaux, de figurines telles que mtaphore,
personnification, antithse, paralllisme, chiasme, mtonymie, mise en
abyme, il faudrait tout d'abord que les enseignants soient forms ce
type de travail : l'ducation la lecture de l'image et des mdias en
gnral s'avre ainsi une ncessit pressante pour notre cole. Faire
entrer l'image dans la classe (manuels, projections...), c'est
contribuer approcher l'cole du monde dont on l'accuse souvent de
rester loign... Or, il convient de mener bien cette ouverture en
rendant Csar ce qui appartient Csar , c'est--dire en allant
jusqu' exploiter avec nos apprenants la deuxime couche du sens d'une
image qui est celle de la connotation et de l'interprtation pour ne pas
se contenter d'une lecture superficielle des mdias qui ne fera
qu'abtir nos apprenants. Autrement dit, rester ce stade de lecture et
de consommateurs passifs, c'est accepter pour demain des citoyens sans
esprit critique, prts tout absorber. Il faut donc commencer l'uvre
de dmystification en entamant la formation des enseignants la lecture
de l'image.
Comment voulez-vous qu'un enseignant et ses lves participent un
concours de photographie, pour ne citer qu'une activit, alors qu'aucun
d'eux n'a t initi et form au code selon lequel une image doit tre
construite? La France, comme exemple de pays proche, a dj une
exprience renomme dans le domaine de l'ducation aux mdias.

Mohamed AYDI
Directeur d'tude BTS - Lyce Al Khawarizmi de Chefchaouen









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