anaqqa
:

anaqqa




『❀❀❀ ... ❀❀❀』

  : > >


ɡ ...

 
  : ( 1 )  
2010-06-21, 16:13
 

       
: 5357
: Aug 2009
:
:
:
: 15,300 [+]
: ()
: 1313
:   has much to be proud of   has much to be proud of   has much to be proud of   has much to be proud of   has much to be proud of   has much to be proud of   has much to be proud of   has much to be proud of   has much to be proud of   has much to be proud of
b7 A quoi servent les coles des beaux-arts





A quoi servent les coles des beaux-arts

?

Publi le : 21/06/2010




Depuis 1945, date d'ouverture de la premire Ecole des beaux-arts au Maroc, Ttouan, plusieurs gnrations de peintres marocains sont passes par des formations acadmiques.
Alors que certains remettent en cause les thories, d'autres au contraire affirment leur ncessit.




Ce sont des peintres de notorit internationale. Ils s'appellent Ben Cheffaj, Belkahia, Melehi, Chaba, Ouazzani, Rahoul, leurs univers de peinture sont diffrents, leurs traits ne se ressemblent pas, ce qui les runit, c'est d'abord le talent et ensuite une formation acadmique et plus prcisment, une cole des beaux-arts. Mais l'art peut-il s'apprendre dans les coles ? La discipline n'a jamais support les rgles et s'en chappe chaque fois. Alors quel rle jouent encore aujourd'hui les coles et les instituts ddis aux Beaux-arts ? La question a t pose plusieurs peintres marocains et les rponses ne sont pas aussi tranches qu'on pourait le penser. Le contenu pdagogique des coles d'art n'a cess d'voluer. L'on est pass en quelques annes des formations les plus classiques, aux ouvertures les plus improbables. La tendance actuelle est d'appliquer l'art la vie professionnelle et de le rendre utile dans des activits comme la cration industrielle, la mode, la communication visuelle et l'architecture d'intrieur. L'cole intgre et assimile les innovations. La premire anne, nous enseignons tout ce qui est figuratif et la deuxime on s'loigne de tout ce qui est acadmique et c'est l que les tudiants commencent se chercher vritablement, explique Abderrahmane Rahoul, directeur de l'Ecole suprieur des beaux-arts de Casablanca. Le croisement des enseignements, l'exploration de la matire et des techniques de dessin, permet l'tudiant des Beaux-arts de comprendre et d'intervenir dans le monde actif. Les lves acquirent les principaux moyens d'expression plastique : ils peuvent travailler la terre, manipuler des encres, des pigments, utiliser diffrents supports et outils. Par la pratique, ils abordent la surface, le volume et l'espace, apprennent dfinir les formes, les couleurs et les organiser, mais devient-on artiste pour autant ? Nous ne sommes pas une usine fabriquer des artistes. L'cole aide recentrer le don, claire Abdelkrim Ouazzani, directeur de l'Institut national des beaux-arts de Ttouan qui considre que la formation acadmique est importante et que les artistes qui ont fait les coles ont plus de possibilits, mme s'il consent que l'art c'est aprs l'cole. L'cole est une phase, un entrainement, on y apprend aussi l'histoire de l'art. Un artiste a besoin de dvelopper ses connaissances, de se situer. Dans des pays o il n'y a pas d'coles ddies l'art, l'on voit bien qu'il n'y a pas beaucoup de peintres. Ce diagnostic est confirm par un autre peintre qui a pass trente ans de sa vie l'Ecole des beaux-arts de Casablanca et qui est actuellement sa direction. Abderrahmane Rahoul a frquent cette institution depuis les annes 60. L'histoire de cet homme se confond avec celle de l'cole. Le lien qui se tisse durant trente annes de frquentation devient irrductible. C'est l'cole qui m'a fait, qui m'a cr. Sans l'cole je ne serai pas l, admet-il. Un artiste doit savoir se situer, situer son uvre, prendre connaissance et c'est l qu'intervient l'enseignement.

L'Ecole des beaux-arts de Casablanca reoit chaque anne quelque 800 candidatures Nous n'en retenons que 35, explique Rahoul. Mme constat du ct de l'Institut de Ttouan. Cette forte demande s'explique par le fait que les tudiants des coles des Beaux-arts ont de plus en plus de possibilits de travail. Ici, on y enseigne les arts graphiques, l'architecture d'intrieur, le design d'objets, et les arts plastiques qui regroupent la peinture, la sculpture, la cramique et le dessin et ct de tout a les cours thorique : l'histoire de l'art, la philosophie de l'art, la scnographie, l'infographie et les langues.

Avant tout, un lieu de rencontres et d'exprimentations

Le design, l'architecture d'intrieur, la publicitvoici des mtiers forte demande et surtout glamour. Des mtiers qui exigent autant de travail, de tnacit que de talent. Selon Hicham, tudiant en 4e anne de design et architecture d'intrieur, l'Ecole des beaux-arts est une aubaine pour des jeunes qui viennent de milieux modestes comme moi. Les mtiers de l'art m'ont toujours fascin et l'cole des beaux-arts nous donne accs ce monde de rve et de chic. Des mtiers fascinants, en effet, mais qui demandent beaucoup de dtermination. La majeure partie des tudiants s'oriente vers ces nouvelles filires que sont l'infographie, l'architecture d'intrieur et le design, admet Abdelkrim Ouazzani. Une tendance qui se vrifie du ct de l'cole casablancaise. Les parents interviennent gnralement dans le choix de leurs enfants, c'est normal ils pensent au march du travail.
De Ttouan Sville, de Rome New-York et de Casablanca Asilah, Mohamed Melehi a beaucoup voyag, beaucoup appris. Il est considr, et juste titre, comme une rfrence historique et thorique incontournable. J'ai refus ce qu'on m'a enseign et j'ai pris ce que je voulais prendre, rsume-t-il L'artiste a beaucoup travaill sur les formes, les courbes, son uvre se situe entre ruptures et rencontres.
N en 1936, professeur l'Ecole des beaux-Arts de Casablanca de 1964 1969, Melehi a toujours su s'imposer, par sa vision du monde, par les changements qu'il concde. C'est d'ailleurs cette ouverture que l'on retrouve dans sa peinture. Pour Melehi, l'art et la thrapie se rejoignent : Il y a des gurisseurs qui soulagent les souffrances parce qu'ils possdent un don et des mdecins diplms qui le font moins bien..., c'est pareil dans l'art. Ceci dit, l'cole apporte beaucoup de choses. A moi, elle m'a apport de la mthode, la connaissance sur les matires, les couleurs, il y a des techniques, des dcouvertes faire. Mais c'est aux tudiants de prendre leur envol par la suite.
Pour Melehi, rien n'est fig et encore moins, l'art et l'enseignement de l'art. Si le contenu pdagogique volue, cela s'inscrit dans l'air du temps Avant dans les Ecoles des beaux-arts, tmoigne-t-il, ce sont les mdecins qui enseignaient l'anatomie humaine. Aujourd'hui l'on s'ouvre davantage sur l'art contemporain et les nouvelles technologies il faut vivre avec son temps, conclut-il.
L'Ecole des beaux-arts est un lieu de rencontres et de stimulations. C'est aussi un espace d'exprimentation qui laisse la place l'expression de chacun. Ici, les tudiants apprennent choisir, s'affirmer, se crer et crer. C'est une zone de libert o l'art est cens tre interactif. Pourtant selon Farid Belkahia ce n'est pas le cas. L'Ecole des beaux-arts est coupe des peintres marocains. L'artiste a frquent les coles d'art pendant de longues priodes. Ecole des Beaux-arts de Paris (1955-1959), l'Institut de thtre de Prague (1959-1962), l'Academia Brera Milan (1966), mais semble se rebeller contre les formations acadmiques. Je suis contre tout systme pdagogique, a priori, soutient-il. Cette rponse peut choquer ceux qui ont connu Belkahia la tte de l'Ecole des beaux-arts de Casablanca de 1962 jusqu'en 1974. Mais l'artiste explique son point de vue : J'ai fait les Beaux-arts et je l'ai suivi jusqu' un certain point. Le dessin du nu, je l'ai appris par l'enseignement mais imaginer un paysagec'est dans mon atelier. J'ai beaucoup vari dans ma vie. Il n'y a pas que l'cole qui forme. Apprendre c'est aussi visiter les galeries, les muses, voyager... J'ai tout dcouvert par moi-mme. Par ma curiosit. J'ai plus appris dans la rue et au contact des autres Aprs l'cole, c'est l'aventure, soutient-il.
L'aventure est un joli mot et une situation commune tous les artistes et que connaissent davantage, les autodidactes. En tte de liste, on retrouve le peintre infigurable, Mohamed Kacimi. Un adjectif qui lui colle si bien la peau. Son parcours est aussi insaisissable que sa peinture est admirable. Car toute sa vie a t recherche de formes. A lui seul, Kacimi a su inventer un monde. Lui qui disait engager son corps dans ses uvres artistiques il a de toute vidence engag, toute sa vie, loin de tout langage cod. L'artiste n'est pass par aucune cole et pourtant, c'est en lui que les critiques d'art ont trouv matire leurs recherches et ses peintures soulvent autant d'admiration que d'interrogation.
Une autre autodidacte s'est impose au monde de la peinture. Chabia ne s'est jamais pos de questions. Elle a juste pris son pinceau, par besoin, par ncessit et sa palette explosive de couleurs. Elle n'avait rien dire sur l'art. Son art sauvage est une rponse, une rsonance sa propre recherche picturale qui reste avant tout, un geste d'appropriation. L'art naf telle est l'appellation rductrice qu'on a choisi pour dfinir son trait inclassable. De toute vidence, l'histoire de l'art semble tre un rcit insaisissable.


Amira-Ghanne Khalfallah










24
CNOPS

04:52   Profvb en Alexa Profvb en Twitter Profvb en FaceBook xhtml validator css validator


- Profvb - - - -



Powered by vBulletin® Copyright ©2000 - 2014, Jelsoft Enterprises Ltd